Concours

Recommander

Publicité

Mercredi 24 mai 2006
Le 15 novembre 2002 :

Une conférence publique a réunie dans la salle des fêtes de St Gouéno, plus de 500 personnes. Si le procédé retenu par Géotexia n'a fait l'objet d'aucune contestation ou critique, c'est le choix du site qui semble faire problème. Certains riverains ont du mal à accepter l'implantation de l'unité de valorisation à cet endroit.
Par Cameydolm - Publié dans : biogaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 24 mai 2006

[Actualisation : Juillet 2004]

La construction du projet GEOTEXIA va bientot débuter.

L’objectif ? Transformer 35.000 tonnes de lisiers de porc et 40.000 tonnes de résidus agro-alimentaires, en granulés substituables à des fertilisants chimiques.

Un procédé dans lequel rien ne se perd : la totalité des éléments minéraux seront conservés dans ces granulés, de meme que la matière organique peu biodégradable, celle qui contribue à fabriquer l'humus des sols. La fraction biodégradable quant à elle, est transformée en biogaz par méthanisation.

Le biogaz fournit l'énergie nécessaire au procédé, qui comprend plusieurs étapes : déshydratation mécanique du substrat digéré, évaporation de la fraction liquide, osmose inverse, séchage de la fraction solide.

L'eau épurée irriguera 14 hectares de taillis à courte rotation, qui serviront à alimenter des chaufferies locales alimentées au bois déchiqueté.

La co-digestion apparaît ici comme une solution pour des exploitations familiales qui, ne pouvant investir dans des unités individuelles d’épuration, serait appelées à disparaître, phénomène qui amplifierait plus encore la concentration des gros élevages. En outre, ces unités individuelles, pour la plupart, transforment l'azote organique ou ammoniacal des lisiers, en azote atmosphérique (avec au passage dégagement de protoxyde d'azote, redoutable gaz à effet de serre), en consommant de l'électricité. Tandis qu'ailleurs, des usines de production d'engrais transforment l'azote atmosphérique en ammoniac, en consommant de grandes quantités de gaz naturel fossile (il faut une tonne de méthane pour produire une tonne d'ammoniac).

La CUMA d’éleveurs de porcs ''Mené-Energie'', qui a porté le projet depuis ses origines, avait fait appel à SOLAGRO pour l'assiter lors du montage du projet (études de faisabilité). Elle a choisi comme opérateur la société SINERG (groupe IDEX) avec laquelle nous avons longuement collaboré sur ce projet original. Une société locale, GEOTEXIA, a été créée par SINERG, avec la participation des éleveurs.

Le projet a reçu l'approbation du Conseil départemental d'Hygiène (CDH) et de la Préfecture des Cotes d'Armor en Juillet 2004.

Les conférences publiques ont montré que le public est réceptif à un projet qui veut s'inscrire dans une démarche de développement durable, malgré les inévitables craintes exprimées par les riverains.
Par Cameydolm - Publié dans : biogaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 24 mai 2006

L'agriculture représente la principale source de potentiel de production de biogaz en France : si l'on prend en compte les 300 millions de tonnes de déjections d'élevage par an, le gisement total d'énergie qui pourrait être mobilisé représente plusieurs millions de tonnes-équivalent pétrole par an -3 à 4 Mtep à l'horizon 2020 (1) - : bien plus que ce qu'on pourrait produire à partir des déchets et effluents municipaux et industriels.
Pourtant, sur les 170.000 tep de biogaz valorisées sur l'hexagone, l'agriculture ne contribue qu'à hauteur de 100 à 200 tep.
Au niveau européen, les digesteurs agricoles produisent 30.000 tep environ.

La situation est pour le moment bien différente en France, et d'autant plus pénalisante que la saison de chauffage est plus courte et les petits réseaux de chaleur rares.
Sur le plan réglementaire, rien n'est prévu pour les amendements organiques issus d'un mélange de lisiers et d'autres déchets, le sort des déchets d'origine animale est incertain, et il est probable que la réglementation se construira en même temps que les premiers projets sortiront de terre.
On le voit, la transposition d'un modèle, qu'il soit '' danois '', '' bavarois'', '' suisse '' ou autre, nécessite une adaptation aux conditions propres à chaque région, et on verra peut-être émerger dans les années à venir un modèle '' breton '' ou '' béarnais ''. Pour cela, il faudra procéder à l'évaluation complète des modèles existants, les adapter et les tester dans différents contextes, et laisser la porte ouverte à l'inventivité.

Par Cameydolm - Publié dans : biogaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 23 mai 2006
Le projet Géotexia est l’aboutissement d’une réflexion de plusieurs années.

Au départ, un constat évident : notre environnement se détériore.
Localement l'épandage des sous produits issus de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire, initialement favorable à l'environnement, est devenue trop important (excès d'azote...) et participe à cette déterioration.

Comment lutter contre cela ? Peut-on limiter ces pollutions ? Quelle(s) solution(s) proposer pour inverser cette tendance ?

Géotexia apporte une réponse environnementale globale et rationnelle à ces questions:

o En permettant de valoriser, sous forme d’eau, d’engrais et d’énergie, des déchets organiques actuellement épandus.
o En créant une synergie entre agriculteurs, élus, industriels de l’agroalimentaire…
o En permettant à des petits éleveurs de poursuivre leur activité et donc de renforcer le tissu socio-économique du territoire du Mené.

En effet, que propose Géotexia ? :

Tout d’abord, de collecter les excédents de lisiers des éleveurs, ainsi que les déchets organiques issus d’entreprises telles que des unités de salaison, de biscuiterie, de préparation de salades ou de légumes…

Ces matières sont alors traitées dans une cuve étanche (pas d’odeur donc), dans laquelle elles vont fermenter naturellement sous l’action des bactéries. Ce processus (la méthanisation), va produire d’une part un biogaz (composé de gaz naturel : le méthane) ainsi qu’un résidus appelé “digestat.

Grâce au méthane, Géotexia va sécher le digestat . Cela va produire :

- d’une part une poudre sèche, riche en azote organique qui va servir à produire un engrais commercialisable en dehors des zones d'excédents structurels d'azote,

- d’autre part une eau qui sera filtrée (procédé d’osmose), pour la rendre de qualité égale à celle issue de n’importe quelle station d’épuration urbaine.

Cette eau, bien que de qualité suffisante pour être rejetée en rivière, va servir à irriguer une plantation de taillis de saules qui seront à leur tour valorisés en tant que bois-énergie (chaudières).

Geotexia permet donc une transformation totale des matières produites localement en excès et contribue à résoudre un problème majeur de pollution. En permettant la valorisation des matières fertilisantes en dehors des zones d'excédents, elle leur redonne de plus leur statut de matières nobles et utiles et en évite la destruction.

Le principe général de Géotexia est déjà employé dans plusieurs pays (Suisse, Danemark…). Une usine techniquement comparable (méthanisation et séchage) est en fonctionnement depuis plusieurs années au cœur même de la ville de Saint Brieuc (Port du Légué), pour le traitement des boues urbaines.


Boues :
Le terme fait peur et, pourtant, il est impropre. Il qualifie en effet, administrativement, “tout déchet contenant plus de 70% d’eau et apte à développer une activité biologique” (fermentation notamment).
Par Cameydolm - Publié dans : biogaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 23 mai 2006
Par Cameydolm - Publié dans : biogaz
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus